• Chanson d'un auteur-compositeur-interprète libertaire,  décédé en 1980 à l'âge de 36 ans, Jehan Jonas.
    Si ça vous dit, vous pouvez l'écouter en regardant les photos,... ICI

     

    Regarde-moi, je suis la guerre
    Vous m'avez chassée la dernière
    Fois, ah, mais ne vous inquiétez pas
    Je reviens toujours
    Un jour

     

    J'ai sur la Terre tellement d'amants
    Que je n' peux pas faire autrement
    Je suis une vraie fille à soldats
    Un peu bohème
    Quand même

     

     

    Pour moi la vie est une insulte
    Comme on dit quand on est adulte
    "C' qu'il leur faudrait, c'est une bonne pute"
    Et me voilà
    C'est moi

     

     

    Je peux, aux gens, quand je m'acharne
    Au ventre leur faire des lucarnes
    À moins qu'on ne les exécute
    Quand ils ne veulent pas
    De moi

     

     

    "Regarde-moi, je suis la guerre
    Je suis séduisante et prospère
    J'ai toujours pour me faire la main
    Des gens qui ont
    Raison"

     



    Pour peu qu'ils soient bien convaincants
    J' leur file mon sac avec dedans
    Quelques fusils
    Quelques habits
    Ils deviennent comme
    Des hommes

     

     

    Un peu chatte, un peu viscérale
    Je m'étale et j' deviens mondiale
    Pour un bout de terre, un capitaine
    Les hommes au fond
    C'est con

     

     

    Il suffit pour qu'ils s'autorabent
    De leur causer d' Juifs ou d'Arabes
    Qui sont comme les zones érogènes
    D' la victoire en
    Chantant

    Regarde-moi, je suis la guerre
    Je vis en paix dans vos ulcères
    Avec fanfare et monuments
    C'était tellement
    Le bon temps

     

     

    Pendant la paix, prépare-moi
    Un bon matelas de guérillas
    Des trucs vachards qui proprement
    Mettent le sang sur
    Les murs

    Demain j'aurai dans les étoiles
    Des ressources intersidérales
    Pour peu que la gueule des indigènes
    Ne vous revienne pas
    Déjà

     

     

    Je me prépare au merveilleux
    Roman d'amour qu'au fond des Cieux
    Nous vivrons si je me déchaîne
    En attendant
    J'attends

    Regarde-moi, je suis la guerre
    L'amour c'est fou c' que ça fait faire
    Mieux qu'une femme quand tu me prends
    Je suis fidèle
    Pas elle

     

     

    Regarde-moi, je suis la guerre
    Je suis la femme qu'on préfère
    Celle pour qui on fait des enfants
    Qui l'aiment en grand-
    -Dissant

     

    Calvaire de Guéhenno

    Le calvaire de Guéhenno est unique et se trouve être le plus grand du Morbihan. Erigé en 1550 par un certain Guillouic, il représente toute la ferveur chrétienne des paysans d’alors.
    Il impose par sa taille, la richesse de ses bas-reliefs encastrés dans le socle et le nombre de ses personnages.

    En 1794, sous la terreur, le monument subit des dommages terribles. Les pierres ont été précieusement cachées par les habitants. Il sera restauré cinquante ans plus tard.
    En 1853, grâce à l’Abbé Jacquot, qui entreprit de le restaurer lui-même, le calvaire retrouva son harmonie, même si la chronologie s’en trouva modifiée.

    L’ossuaire (XIXème siècle), évoquant le tombeau du Christ, complète les scènes de la crucifixion, de la mise au tombeau et de la résurrection du calvaire.

     


    Si j''ai mis ces photos, c'est parce que cette "drôle" de guerre actuelle est faite au nom de la religion.
    Pensées à toutes les victimes.


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